L’éclipse dans la pénombre

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C’est une double histoire où on avance dans une pénombre quasi complète. Derrière nous beaucoup d’inconnu et peu de lumière, un présent où il faut savoir suivre son instinct mais pas trop, et un avenir où chaque pas est un terrain glissant sans retour. La vie nous dit d’avancer, mais elle nous dit jamais comment…

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C’est une histoire courte, quelques mois tout au plus. Celle d’une rencontre avec une jeune demoiselle. Grande aux couleurs sombres, c’est au premier contact une merveilleuse surprise. Une vraie volonté d’avancer ensemble, et de prendre le temps de travailler le plus difficile. Une jeunesse compliquée, ça forge toute une vie. Mais il ne faut pas se laisser abattre, l’expérience a montré que travail et patience étaient toujours récompensés.

Mais avant toute chose, identifier les blessures et les soigner, sans quoi il était impossible de faire quoi que ce soit. On en profite pour établir un lien, partager des expériences diverses, passer du bon temps.

La confiance est la base de tout, et c’est bien le soucis. Imaginez vous dans le noir le plus complet, avec pour seul guide un mur que l’on effleure du bout des doigts. La seule information que vous avez, c’est qu’il faut marcher environ 30 pas devant vous, en vous attendant à trouver un trou à chaque pas. Les premiers pas sont extrêmement prudent, l’information est fraîche et alerte. Au bout de 10 pas sans encombre il devient plus aisé de se déplacer, la vue commence à discerner quelques points importants. Au bout de 20, c’est presque devenu de la rigolade, c’était finalement pas si compliqué. A 30, on réalise soudain une chose : on a oublié de compter. Suis-je assez loin ? trop loin ? Fin de la plaisanterie, le doute se pose. Préoccupé par ce doute, voilà la seconde erreur : on lâche le mur. C’est là que tout s’écroule. Un repère en moins, c’était dur, mais avec deux repère en moins c’est la panique. Et la panique, ça fait faire n’importe quoi, principalement oublier la mise en garde la plus importante : le trou.

Loi de Murphy oblige, c’est le meilleur moment pour trouver le trou, celui que vous n’auriez pas trouvé sinon. Vous voilà donc malgré vous là où on vous avait prévenu que vous finirez et que vous juriez ne pas vous laisser prendre. La vie est injuste n’est-ce pas?

Ces défauts étaient pourtant connus, mais je n’ai pas manqué à la première occasion de plonger dedans pour constater qu’effectivement ce n’était pas la bonne voie. Cette main que je savais qu’il ne fallait pas mettre et que j’ai mis instinctivement, a rencontré une opposition imprévue. L’hélicoptère que je vais l’appeler je pense. Un petit passage au dentiste sera nécessaire, mais je crains que le mal soit fait et qu’il y ai besoin de temps avant d’avoir un résultat…

Repartir sur des bases saines. Tout oublier de ce qu’on a vécu jusqu’à maintenant et travailler au feeling. Des transitions simples. Pas de doutes, pas d’ambiguïté, pas de faux pas. Comme je l’ai toujours voulu.

Mais l’erreur est faite et la mémoire n’oublie pas si facilement. Cette confiance si difficile a avoir se brise pour laisser place à la méfiance et la résistance. Peu de solutions se présentent au fond de ce trou, la faible lueur a l’horizon n’est plus visible. Bonjour le Noir, ça te dirait de passer un peu de temps avec moi ?

Première étape : comprendre la situation. Une réponse excessive par rapport a une action qui n’a pas su tenir compte des souffrances. Faute probablement partagée diriez vous, mais je savais pourtant bien qu’elle allait réagir en mettant la main un tout petit peu trop dure. Le plus difficile était de savoir ce que voulait dire « un peu trop dure ». C’est chose faite maintenant.

Seconde étape : retrouver un contact. Faire comprendre que ce contact n’est pas forcément douloureux et qu’il peut permettre d’avancer. Et là, la patience doit faire son travail.

Du fond de mon trou, je ne veux pas perdre espoir. La route va être beaucoup plus difficile maintenant sans repères mais qu’importe, c’est au fil des expériences qu’on trace son chemin et il existe parce qu’on avance. Comme on dit, il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs et le plus difficile est souvent de trouver les limites, les siennes comme celles des autres.

Il est toujours possible de demander pardon, mais peut-on le faire avec un cheval ?

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