Le grand départ

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Et voilà, ce qui cause mon tourment depuis des mois maintenant arrive a son terme. Le affaires disparaissent dans les cartons, l’appart devient de plus en plus neutre et froid. l’air change autour de mes amis, de ma famille. Le brouillard se lève, dehors comme dedans. J’ai comme un pressentiment, à la veille de vider tout ce qu’il y a de moi…

Rien est prêt. Pourtant le camion est là, les clés doivent être rendus, le box libéré. Les meubles ne sont pas encore entièrement démontés, l’appart est encore en l’état, le van ne roule pas. Comme si tout me retenait ici. Enfin, si rien est fait, c’est surtout parce que j’ai trainé à tout faire…

C’est bien plus dur que je ne l’aurais imaginé. Pourtant je m’y suis préparé, je me sentais psychologiquement prêt à affronter tout ça. Il faut croire que non, ce n’était pas suffisant. Je me sentais bien dans mon petit chez moi, avec les amis de passage, le club pas loin où y retrouver ma seconde famille. Je vais perdre tout ça, en une seule fois. Cette image du moment où je ferme le portail du club, le cheval dans le van, prêt à décoller définitivement me trotte dans la tête depuis quelques jours et me pèse au delà de ce que je voudrais.

Mais pas question de se laisser abattre. Sa famille, on ne l’oublie pas. Je retrouverais ce monde à chacune de mes visites, à lamotte, et plus encore. Je vais rencontrer d’autres personnes, au moins aussi agréables que toutes celles que j’ai connu ici. Dans tous les cas, des images resteront à jamais dans ma mémoire. Le sourire d’Elise, Jeanne attentionnée avec son cheval, Béa criant en bord de carrière, Benoit taquinant Elodie, Christine dans sa buvette, le rire de Fanny, le bonjour de Jessica, sans oublier la ribambelle Anne-Lise, Patricia, Marion, Lyne, Marjorie, Jessica, Cindy, Clémentine, les Thomas et tous ceux qui font du club ma première maison. L’étape est difficile, mais je n’oublierais personne. Parce que ce qui est important ne s’oublie pas.

Et pour le dernier point, je suis déterminé. Je ne peux pas vivre sans, c’est trop ancré en moi pour pouvoir laisser de coté. Alors je vais me battre, de toutes les manières possible, pour conserver intact ce que j’ai mis si longtemps à construire. Je serais peut-être loin des yeux, mais en aucun cas je ne veux que ce soit loin du coeur. Parce que pour moi c’est ce qu’il y a de plus important, parce que c’est devenu une raison de vivre, je ferais tout pour être là.

En attendant je retourne à mes cartons, il faut partir demain…

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