Dilemme ou inéluctabilité ?

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L’avenir fait peur. Je ne comprenais pas cette idée jusqu’a maintenant. Il était ce qu’on décidait d’en faire. On vit ce qu’on veut parce qu’on a décidé de le vivre. L’avenir est donc fait de choix, et ne fait donc pas peur. oui, mais…

… Des fois ça se corse. La notion de dilemme sur wikipedia est assez intéressant. Compliqué, mais intéressant.

« En termes de philosophie morale, le dilemme exprime la situation où se trouve un agent lorsqu’il doit faire A et B mais ne peut faire à la fois A et B, ce qui le contraint donc à choisir entre l’un ou l’autre: quel que soit son choix, il n’aura pas rempli l’une de ses deux obligations. »

Un choix, c’est prendre la décision de faire ce qu’on veut. Si j’ai choisi de partir, c’est avant tout parce que mon coeur me guide. Je n’ai pas de remords, parce que c’est mon choix. Mais j’ai aussi choisi de tout donner pour elle, parce que mon instinct me guide. Je lui fais confiance, jusqu’a maintenant il a toujours su me donner la bonne route, alors même que je ne trouvais aucune route vers elle.

Ce sont pour moi deux obligations, l’une d’entre elle ne sera donc pas remplie. Le coeur doit-il être supérieur à l’instinct ? Allez donc savoir. Alors que ce même instinct a sauvé mon coeur il y a de cela 5 ans parce que j’ai cru en lui, voilà qu’il se remet en tête de faire des siennes. Mais cette fois, je n’ai pas de doute sur mon choix, raccroché à mon coeur.

Conclusion : c’est le déchirement. L’inéluctabilité. Ce choix – qui au final n’en est pas un – s’impose à moi, sans qu’il y ai la moindre solution possible. Ce choix, je n’en veux pas.

Partir aujourd’hui, partir demain, au final c’est partir. Je ne peux accepter cette idée et je l’étouffe du mieux que je peux pour la faire mourir. Elle ne veut pas, elle lutte, m’emprisonnant de plus en plus au fur et à mesure que l’échéance approche. Je la sens m’envahir l’esprit chaque jour, derrière chaque pensée. « C’est bientôt la fin », « tu ne peux rien faire », « tu es RESPONSABLE », « c’est de TA faute », « tu aurais pu éviter ça ». Elle s’insinue avec force, détruisant tout sur son passage, sans aucune pitié pour toute tentative de négociation.

Mon grand positivisme tente de me sauver, je me cache tant que je peux de tout ça derrière le moindre brin de positivisme. En vain. la lutte devient inégale, je faibli de jour en jour et le cacher devient une épreuve de plus en plus difficile. Tiendrais-je jusque là ? Ca me ronge, ça me pourrit, ça me nuit, ça m’enfonce, ça me détruit.

Faut-il baisser les bras ? faut-il accepter cette idée ? non. pour rien au monde je ne veux casser tout ce que j’ai construis : c’est pour moi un principe qui va au delà de tout. Même au delà de celle qui rempli mon coeur ? Je ne sais pas.

Bacardi, mon amie… Raconte moi une histoire… et viens donc me border alors que tout devient trouble autour de moi…

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