On the road again !

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Taïaut ! Nouvelle année, de vrais objectifs, de vrais résultats… ou pas.

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  » Cette année, je fais Lamotte.  »

Grande ambition, il faut s’y mettre dès le début. Et le début, c’est là tout de suite maintenant. 1er Novembre, premier vrai concours officiel à la maison. On est seuls, c’est une bonne occasion de se faire la main, de mobiliser la troupe et de se faire une idée de la chose.

Une idée? Mouais. Si c’est grand, que ça 2 pattes à l’avant et 2 pattes à l’arrière et un neurone qui fait flipper, je la connais déjà…

En attendant, histoire de se remettre en place, me vla à l’improviste et sans aucune aide psycologique à faire un concours avec mon ennemi juré : THE tête de lard psycopathe tueur de misric. Inconscience? Tendances suicidaires? Allez savoir. « Ouais, pourquoi pas. Seulement si la coach est ok ». Abus de confiance, doit pas y avoir d’autre mot.

Bah vous savez quoi? l’abus de confiance est bon pour le moral. Préparation entassés dans les écuries parce que forcément, dehors c’est le déluge le plus complet. L’EQUITATION EST UN SPORT D’EXTERIEUR ! Bah tiens, je vais me mettre à la grs ou au ping-pong alors… Bref, préparation rapide parce que pas en avance, mais étrangement sans grosses difficultés. C’est suspect tout de même, mais comme la moman était là, les ardeurs doivent rester bien cachées. Tant mieux, je ne vais pas me plaindre. Arrivée en manège, je grimpe sur la bête. Rhaaaa putain de bordel de dieu, toujours cette même sensation quand on pose son cul dessus. 1 : les oreilles sont pas loin 2 : c’est un vrai fauteuil monté sur coussins d’air. Ca change de ma grosse escalope !

C’est alors que l’analyse de la situation commence à s’établir : je suis en train de faire un concours (club3, certes, mais bon) sur un cheval que je ne connais plus, avec lequel j’ai pas sauté depuis… pfiou au moins tout ça, et qui par dessus sur un cheval qui a passé le plus clair de son temps au pré depuis des mois. Je veux mourir ou je vais mourir? J’aurais du me tirer une balle, ça aurait été plus vite.

Mais Julie est là, et de savoir qu’elle est là me rassure quand même bien. Elle le connait, et elle saura me donner les conseils adéquats par rapport à ce qu’elle voit. En gros je suis ses jambes, elle est ma tête. C’est un partage qui me va. La détense se passe bien, j’ai l’impression de vraiment sauter pour la première fois depuis longtemps. Je le sens tout de suite. Il sait sauter, et nettement mieux que moi. J’en cafouille dans ma position, plus du tout habitué à un comportement pareil. Dans ce cas, la priorité c’est de ne pas gêner. Tout dans les jambes, rien dans les main, il ne faudra pas l’oublier.

Ca drache toujours, plutôt deux fois qu’une.

Trempé, me voilà arrivant devant le jury. « Sylvain Vrignaud l’infidèle sur Kaprice des Roches pour les écuries de l’Orme des Mazières ». Les dés sont jetés, plus moyen de reculer. Beaucoup de choses en jeu, rajoutant une couche de stress au merdier. D’une part, sachant Julie pas loin, je me savais ausculté sous tous les angles. Ne pas planter le cheval, faire du mieux que je peux. Mais là, au delà de tout ce que je pouvais espérer, la réponse est venue de la porsche que j’avais sous les fesses : « Laisse moi m’amuser, j’ai trop envie d’y aller !  » Dans ce cas, fais toi plaisir ptit père, mais amène moi vivant à la fin, c’est tout ce que je te demande !

Mis à part un refus en entrée de double (abus de confiance dans sa volonté d’y aller, et pas de réaction de ma part), bah au final on est 2 à s’être fait plaisir sur ce coup là. Ca me change, j’étais plus habitué à ces sensations, et j’ai franchement beaucoup aimé. Il a assuré le gros <3

Parachuté (toujours sous la flotte…) le temps de préparer la grosse, c’est avec l’esprit apaisé que j’attaque la club2. Bon, par contre, le seul point commun entre les deux c’est la selle, parce que tout le reste c’est vraiment le jour et la nuit. Faut repartir de zéro, changer d’état d’esprit. Plus question de faire confiance, faut pousser mémé dans les orties si on veut démarrer le gros diesel. Certains points me manquent : le confort, le mouvement, l’aisance, la force. Je retrouve mon handicapée.

Echauffement éprouvant sous la flotte, j’ai du mal à me remettre dedans. Il n’a pas fallu longtemps pour m’habituer à l’autre, beaucoup plus à récupérer des automatismes si longtemps acquis…

Toujours aussi trempé, devant le jury : « Sylvain Vrignaud sur Parfum la cocue pour les écuries de l’Orme des Mazières ». Le ton est donné, le départ aussi. toujours autant la bataille, mais toujours aussi volontaire sur le tour. Toujours aussi handicapée, j’ai droit à des photos épiques qui ne ressemblent à rien. Encore des pieds qui traînent, et des barres à terre, mais pas de chandeliers… ça laisse un peu d’espoir.

Bon, heureusement qu’on était entre nous, pas de résultats probants pour cette fois. C’est pas comme ça que je pourrais me qualifier pour Lamotte…

Beaucoup de travail ces derniers mois. Beaucoup de sueur, de prises de tête, de temps passé à essayer de faire avancer les choses. Ca avance, y’a du progrès, mais c’est pas assez rapide. Je ne peux plus me permettre d’être aussi patient, j’ai plus le temps maintenant. C’est à double tranchant : soit je veux y croire, je persiste dans cette voie et j’espère qu’elle se « réveille » (vui parce que là c’est la belle au bois dormant… – belle est relatif, bien entendu- ), soit tout simplement je me décide à prendre quelque chose qui ressemble plus à un cheval de compet’ que cette entrecôte que je monte.

Neurone en grève. Halte aux cadences infernales !

Heureusement, aujourd’hui une nouvelle lueur d’espoir me donne une dernière chance : l’ostéo. Bloquée aux épaules et aux genoux mais aussi au dos, y’a de quoi expliquer certaines difficultés. Au final, elle saute quand même alors que rien ne l’aide. Un peu d’espoir quoi !

Prochaine échéance, et premier grand test : 22 novembre, Ozoir-la-ferrière. Premier vrai concours à l’extérieur. Il faut tout miser là dessus. C’est quitte ou double.

Quitte. En suis-je vraiment capable? Tentons le double, c’est probablement plus simple…

Merci à Julie d’être là, et aussi pour la photo 🙂

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