Oui mais non. Quoique.

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Après une petite année de demi pension avec une grosse qui s’est bien améliorée, analyse psychologique et réto-actif sur l’aspect hepta-dimensionnel de la relation monotâche – paraplégique. En gros, analysons le neurone commun des deux…

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 Bon, maintenant qu’on est à deux doigts de la rentrée, analysons un peu le merdier dans lequel je suis. Quand je relis un peu ce que j’ai pu dire auparavant, j’en suis rendu à un point où je me demande si je suis toujours le même. Moi qui décriais à corps perdu les inconvénients d’avoir son cheval, voilà que je fais ce que je disais ne jamais vouloir faire.

Une demi-pension. C’est quoi cette horreur? Vade retro puissance du mal, on ne touche pas a ma sacré sainte opinion de cavalier de club. Comment ça trop tard? On m’aurait menti? C’est pas si mal une demi-pension?

Hum.

J’suis sûr que c’est un piège.

Personne à droite?

Personne à gauche?

Bon, on va tenter de gratter le mystère et de savoir comment j’en suis arrivé si bas. Après tout, on peut probablement en guérir…

D’abord, comment j’en suis arrivé là. A l’origine, je montais un peu de tout, servant avec plaisir de bouche trou pour cheval pas sorti, changeant à chaque reprise de cheval. On a vite fait le tour, on finit grosso modo par s’adapter assez bien à tout le monde. Ou presque.

Ensuite, y’a ce bébé. Cette tronche mal lavée douce comme une peluche et crade comme Byron qui a traversé le club. Y’en a certaines qui l’appellent Parfum. Mouais. Premiers essais, j’ai plus l’impression d’être sur un spoutnik que sur une peluche. non seulement c’est grand, ça va vite, mais en plus ça n’a qu’une idée en tête : te foutre par terre. Dites, il est à combien le prix de la viande chevaline? Je crois que j’ai une bonne pièce !

Par contre, question d’honneur, je résisterais à ses assauts jusqu’à ce que mort s’en suive, ou pire éventuellement. Du coup j’y retourne, je m’acharne, je me fais les muscles. Bref, me vla sur une chose qui s’est lassée de dépenser autant d’énergie pour aussi peu de résultats.

Hum. Une fois calmée, elle est pas si mal la petiote. Elle m’a l’air bien handicapée, triso sur les bord, bien jeune encore mais y’a quelque chose d’intéressant.

C’est plus fort que moi, faut que je creuse tout ça.

Comment ça je suis dessus depuis 6 mois déjà? Ah y’a d’autres chevaux? Où ça? (cc)

Hum. Fin d’année. J’écoute avec méfiance les propos ici où là. Trop jeune… pas assez bien pour les débutants… partir…

Ah vous voulez jouer avec ça hein? Bah tiens, DEMI PENSION ! PREND TOI CA DANS TA FACE ! KESTUDIS DE CA HEIN? Et puis tant qu’on y est, on va se faire des concours. Faut bien voir ce qu’elle a dans le bide la mioche ! Et tu fais quoi maintenant hein? Comment ça rien? 😡

Le fanatisme, ça finit toujours en drame. Me voilà demi-pensionnaire, pris à mon propre jeu. Le pire c’est qu’on y prend goût. On s’attache, vla que c’est ma grosse maintenant. Oui parce que du coup que je l’ai dégoutté de péter dans tous les sens, mademoiselle a pris du bide. Et c’est du bien mou en plus maintenant. On en prends soin aussi. Ostéo (faut que je refasse un tour d’ailleurs…), foin, matériel dédié… Me voilà totalement sous emprise de la chose. Ou pas.

Le résultat est là tout de même. Elle est devenue douce comme une peluche, agréable à monter (on s’habitue au coté handicapé) et qui semble-t-il devrait convenir au débutants.

Au final, plein de nouveaux chevaux sont là, j’en connais plus beaucoup et ça finit par manquer. J’aimais bien changer à chaque fois, c’était l’aventure chaque jour. Mais pas question de laisser ma grosse se ramollir !

Dites, y’a des médocs contre la schizophrénie? 😡

(merci à Julie pour cette photo :))

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