Lamotte Beuvron, ou quand la France du cheval se retrouve…

Vivre dans un monde de cheval, n’est-ce pas le rêve de tout cavalier?

Imaginez un terrain gigantesque… Imaginez des boxes à perte de vue… Imaginez un monde sans voiture, peuplé de chevaux et de vélos…

Bienvenue à l’Open de France à Lamotte-Beuvron.

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A environ 40Km au sud d’Orléans, c’est en temps normal ce qu’on appelle couramment le trou-du-cul de la France. C’est pourtant là que se base le village équestre de France et où tous les cavaliers et cavalières vont pouvoir se battre pour obtenir un titre de champion de France. Le rassemblement est à la hauteur de la passion. Tout y est démesuré. Les allées de boxes sont simplement impressionnantes, les champs de tentes forment des labyrinthes et la foule bien présente. Heureusement, gendarmes à cheval et en voitures assurent la sécurité de tous…

Venir en simple touriste permet déjà facilement de s’imprégner de l’ambiance qui mélange sans scrupules stress, bonheur, tristesse, esprit de copétition et fraternité. Surprenant les premiers instants, on s’y habitue très rapidement et on finit même par se prendre au jeu. Il n’est pas rare de croiser au delà des chemins des cavaliers en pleurs ou alors un autre en train de se faire jeter dans le Beuvron au milieu des éclats de rire. C’est une bulle dans lequel on plonge ne oubliant tout ce qui peut se passer dans le reste du monde, et c’est vraiment un sentiment agréable.

Compte tenu que les voitures sont limitées à se déplacer près des parkings à vans, le principal moyen de locomotion dans tout le village est incontestablement le vélo, dont l’absence devient vite pénalisante au vue des distances à faire. On se retrouve donc à slalomer entre les gens et les chevaux, avant de le laisser dans le parking à vélo près des terrains de cross.

Au fur et à mesure des ballades, on découvre des épreuves aussi impressionnantes que l’attelage, prenantes que le cross et atypique pour cette nouvelle catégorie appelé « équifeel » il me semble, ou il faut réaliser un certain nombre d’épreuve en communiquant avec son cheval à distance, sans contact. Cette dernière épreuve est vraiment étrange, on se retrouve, au milieu d’une musique d’ambiance totalement space, avec des gens qui se tortilles dans des positions bizarre dans l’espoir de se faire comprendre par son cheval, qui finalement trouve plus intéressant d’aller voir ce que fait le voisin dans l’épreuve à coté. C’est relativement concept, mais ça demande peut-être que ça mûrisse un peu. Surtout qu’on voit que les chevaux de club obéissent à la voix sans problèmes… Bref, toutes les activités sont représentées, et c’est avec joie qu’on peut découvrir tout ça.

Pour la curiosité, j’ai fais un petit tour de terrain à l’aube (oui oui, 7h30 c’est l’aube pour moi !), alors que les épreuves n’étaient pas encore commencées. Les bénévoles sont déjà en pleine activité afin de préparer le terrain : plein de petites mains pour monter les parcours, nettoyer les barres, pendant que le tracteur se fraye un chemin entre les obstacles. Les véhicules de services du villages sillonnent les allées pour tout nettoyer, ranger et remettre en état pour que tout soit prêt pour la nouvelle journée. Ici ou là, un cavalier et son cheval, déjà prêt à se lancer, se chauffent dans les carrières de détente. C’est le calme avant le grand rush. D’ici 2h, il y aura autant de monde autour des carrières que sur les champs à Paris.

Ce qui nous a pas gâté cette année, c’est dame météo. Alors que l’année dernière, les épreuves déroulaient sous un soleil de plomb, cette année c’est dans le froid, la pluie, l’orage et la boue qu’il faudra faire ses preuves. Terrains glissants pour les chevaux, embourbant pour les voitures, le casse tête concerne tout le monde, sans pour autant démotiver. C’est pour certains le résultat d’une année de travail, et il n’est pas question pour eux de se laisser abattre par un peu de pluie.

Pour ma part, j’ai eu la chance de pouvoir poser ma tente sur la parcelle de Julie (merci à elle d’ailleurs) histoire d’y rester 2 jours, et mon seul regret a été de ne pas y être resté plus longtemps. On vit au rythme des épreuves, sans oublier sa monture à nourrir et entretenir. Vivre au jour le jour, dans l’improvisation et au milieu des chevaux, c’est vraiment le bonheur. Conquis pas les lieux, je reviendrais pour de vrai l’année prochaine 🙂

Quelques photos ici http://home.misric.org/album/v/cheval/lamotte+2009/

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