Quand la vie te rapelle à l’ordre…

La dure loi de la nature rapelle à elle tout ceux qui ont eu la chance de naître en ce monde. Des fois on s’y attend, on s’y prépare. Et des fois non. Et là subitement dans la vie de chacun, c’est une remise en place générale qui se produit. Non, les petits soucis que tu as depuis quelques jours tu peux les laisser au placard, c’est vraiment pas important. Souviens-toi de ce qui est important : tes amis, ta famille, l’amour, la joie, le bonheur, l’instant présent… Juste la vie quoi…

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Un coup de téléphone improbable à une heure improbable. Il y a certaines choses qu’on sent venir de loin. Comme en ce moment il n’y a pas beaucoup de possibilités sur les mauvaises nouvelles, on fait face et on affronte l’appel.

Manqué.

Tel la France dans sa ligne Maginot, on se le prend juste par derrière, là où on s’y attend le moins. C’est comme une claque qu’on ne peut éviter car on ne l’a pas vu. Rien à voir avec tout ce qu’on avait imaginé, c’est la personne qui nous semblait la dernière à pouvoir être concerné. Mais il est vrai que certaines causes frappent à tout âge. Ici, un infarctus. Il y avait bien les médecins qui avaient prévenus, mais on se dit toujours qu’on a encore le temps de vivre.

Si encore la décision nous revenait. Non, c’est mère nature qui tranche. Là maman tu as été un peu sévère, il méritait peut-être pas tant tout de même…

L’ambiance du matin au funérarium comme au crématorium est très lourde, pesante. Je tenais à saluer mon grand cousin Alex, qui à la hauteur de son père nous a fait un discours remarquable, dont il est le seul à avoir le secret. Rire et pleurer dans la même phrase, avec ce ton solennel. J’aime ses textes, je l’écouterais éternellement si je le pouvais. Juste respect.

Retour dans le petit chalet familial, ou tout le monde se réuni autour d’un buffet préparé par mon oncle brésilien.

Respect à toi, Marcos, pour nous avoir préparé un véritable banquet. A la hauteur de l’évènement, je l’admet, et un véritable plaisir des yeux comme du palet.

Respect à ma tante Anne-Marie, qui malgré les évènements, a su gérer et faire face. Avancer avec un tel poids, je reconnais bien le sang de la famille.

Respect à toute la famille d’être présente, unie, pour soutenir chacun de nous dans des moments difficile, mais aussi il y a peu pour les évènements heureux.

C’est malgré tout un évènement qui permet de réunir toute la famille, et je me rend compte à quel point je trouve ces instants agréable. C’est la première fois que je m’en rend compte, mais ma famille me manque. La famille au sens large je veux dire, au delà des parents. Quand je vois les liens forts qu’ils ont entre eux et tous les instants qu’ils ont partagés, je me sens exclus, juste parce que mon père avait décidé d’habiter loin de la famille. C’est peut-être pas par choix qu’il l’a fait, mais c’est vrai que j’aurais apprécié d’être entouré de tout ce monde.

Mais pour l’instant je partage la peine de ma tantes et de mes cousins/cousines, comme ils avaient su le faire il y a maintenant bien longtemps. Je les soutiens comme je soutiendrais chaque personne de ma famille. Parce qu’ils le méritent tous.

A Anne-Marie,

A Frédérique,

A Alexandre,

A Julie…

Et A Georges, bien entendu.

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